| Rachat du premier-né |
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En hébreu, pidyon ha-ben. Pratique consistant à racheter à un prêtre le premier enfant, si c’est un garçon. A l’époque biblique, le fils premier-né possédait prééminence et autorité (Genèse 49,3). A l’origine, les fils premiers-nés, consacrés au service divin, servaient dans le Sanctuaire jusqu’à ce qu’ils soient remplacés dans ces fonctions par les lévites (Nombres 3,12). Tout comme les prémices et les premiers-nés des animaux (Nombres 18,15-18 ; Deutéronome 15, 19-23) qui devaient être remis aux prêtres (Deutéronome 26, 1-10), les premiers-nés de l’homme appartenaient à D. La première mention de l’obligation de racheter le fils premier-né associe cette pratique à la mort des premiers-nés égyptiens (Exode 13,13 ; 22,28 ; 34,20 ; Nombres 3,13). « Car à moi appartient tout premier-né parmi les fils d’Israël, qu’il s’agisse d’homme ou de bête : au jour où j’ai frappé tout premier-né au pays d’Egypte, je les ai consacré à moi-même » (Nombres 8,17). Les lois détaillées concernant le rachat des premiers-nés sont regroupées dans le huitième chapitre de la Michnah Bekhorot et sont développées dans le Talmud de ce même chapitre. Ces règles établissent que les fils des Kohanim (prêtres) et des lévites, ainsi que ceux des femmes issues des mêmes familles n’ont pas à être rachetés. Si la mère a mis au monde un enfant mort-né ou a fait une fausse couche, le fils puîné n’est pas considéré comme le premier-né. C’est à l’époque des Gueonim qu’un cérémonial fut établi : le trente et unième jour de la naissance de l’enfant (à moins que ce jour tombe un chabbat ou un jour de fête, auquel cas la cérémonie est reportée au lendemain soir), le père déclare au prêtre que cet enfant est le fils premier-né de sa mère, qu’il est donc tenu de le racheter, puis il récite les versets Nombres 18,16 et Exode 13,1. Le prêtre se tourne alors vers le père pour lui demander s’il préfère lui donner son fils ou le lui racheter pour la somme de cinq sicles. Enfin, le père récite deux bénédictions, la première sur l’accomplissement du commandement de pidyon ha-ben, la seconde exprimant sa gratitude envers D. (Ché-hékhéyanou).
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