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Brit-Milah : Alliance de la Circoncision. Print

Brit-Milah, de l’Hébreu, littéralement « alliance de la circoncision ».

Pratique

La circoncision rituelle juive requiert l’ablation de tout le prépuce (orlah), la mise à nu complète du gland (attarah), et la ponction d’une quantité minimale de sang (dam brit-milah). Si la santé de l’enfant le permet, la circoncision doit avoir lieu au huitième jour de sa naissance, par un spécialiste (Mohel) dûment formé, qui doit être Juif et pratiquant. La cérémonie peut avoir lieu un Chabbat, les jours de fêtes, ou même à Yom Kippour. Les lois précisant les différents aspects de la cérémonie rituelle sont directement tirées des sources bibliques, de la tradition orale et des ordonnances rabbiniques.

 

Origine

C’est dans la Genèse, chapitre XVII, versets 9-13 que l’on trouve le commandement de D-ieu adressé à Abraham relatif à la circoncision de tout mâle :

9. D-ieu dit à Abraham : « Pour toi, sois fidèle à mon alliance, toi et ta postérité après toi dans tous les âges. 10. Voici le pacte que vous observerez, qui est entre moi et vous, jusqu’à ta dernière postérité : circoncire tout mâle d’entre vous. 11. vous retrancherez la chair de votre excroissance, et ce sera un symbole d’alliance entre moi et vous. 12. À l’âge de huit jours, que tout mâle, dans vos générations, soit circoncis par vous ; même l’enfant né dans ta maison, ou acheté à prix d’argent parmi les fils de l’étranger, qui ne sont pas de ta race. 13. Oui, il sera circoncis, l’enfant de ta maison ou celui que tu auras acheté ; et mon alliance, à perpétuité, sera gravée dans votre chair.

La Thora rapporte ensuite l’application du commandement de la  circoncision d’Abraham sur lui-même et sur tous les mâles de sa maison :

« Or Abraham était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, lorsque fut retranchée la chair de son excroissance ». (Genèse, XVII, 24)
« Et tous les gens de sa maison, nés chez lui ou achetés à prix d’argent à l’étranger, furent circoncis en même temps ». (Genèse, XVII, 27)

Déroulement

La cérémonie a lieu traditionnellement en présence d’un quorum de dix hommes (minyan). Au matin du huitième jour, la mère confie l’enfant à sa marraine qui le confie à son tour au Père de l’enfant. Le père, portant son fils sur ses bras, récite certaines bénédictions avant de demander au Mohel (circonciseur) de circoncire son fils à sa place. C’est seulement après que le Mohel ait accepté cette mission, que le père nomme le parrain (sandaq) qui portera l’enfant sur ses genoux lors de l’acte de la circoncision. Le sandaq étant invité à s’asseoir sur la chaise dite « Kissé Chel Eliyahou Anavi) le Mohel prépare l’enfant à subir l’acte chirurgical que représente la circoncision.

Selon la tradition, le prophète Elie est invité à chaque circoncision parce qu’un jour il s’est plaint à D. : « Ils ont abandonné ton Alliance, les fils d’Israël » (1 R 19,10). Plainte interprétée comme l’indication de l’abandon de la circoncision rituelle. D’après le Zohar (Genèse 17,10) D. répondit : « Dans chaque cas où mes fils inciseront ce signe sacré dans leur chair, tu (Elie) seras invité…Et la bouche qui témoigne de ce qu’Israël a délaissé l’Alliance témoignera de ce qu’il respecte l’Alliance ».

 

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